Un ouvrage qui relate la guerre d’Algérie, dans le détail et dans toute sa cruauté, à Tizi-Hibel, petit village de Grande Kabylie.
L’horreur ne fait que commencer, car, dès cet instant et jusqu’en 1959 il assistera aux pires cruautés que cette guerre a charriées avec ses victimes, des hommes, des femmes, mais aussi des enfants. En 1959, la terreur vide les villages. Il réussit à fuir les exactions de l’armée et arrive à Alger, chez sa tante à Diar El Mahçoul. Il trouve un travail chez M. Conne, expert comptable. Il y reste durant une année. Pendant ce temps, la guerre en Kabylie fait rage et Tizi-Hibel n’est pas épargné. Rentré d’Alger pour une convalescence de quelques jours au village, le capitaine Oudinot lui refuse l’autorisation de reprendre son travail à Alger.
Sous prétexte de service militaire, il est engagé d’autorité, par ce dernier, à la SAS (Section Administrative Spéciale) de Béni-Douala. Il a un peu plus de 17 ans. Il y sera employé pour toutes sortes de travaux de bureau de juin 1960 jusqu’à juillet 1962, fin de la guerre d’Algérie. Dans ce récit, Max DRIDER a convoqué ses souvenirs d’adolescent pour raconter un épisode de son existence qui a marqué à jamais sa vie d’adulte. Des moments tragiques qui ont fait dans ce secteur, sous le commandement du capitaine Georges Oudinot, plus de 600 victimes.